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Écoles&Cinéma

En sortant de l'école version courte 30mn, longue 40mn

Réalisation : 15 jeunes réalisateurs sortant des écoles d'animation françaises. Une collection de 13 courts métrages d’animation de 3 minutes, qui se propose d’associer poétiquement, dans la liberté artistique la plus exigeante, 13 poèmes de Prévert à l’univers graphique de jeunes réalisateurs tout juste sortis des écoles d'animation françaises.

Les réalisateurs
En sortant de l'école

"Ce poème m'a fait voyager et il a mis en mots ce que j'imaginais enfant et que beaucoup d'adultes ne comprenaient pas : rencontrer le printemps, parler à des choses abstraites, voir voler des choses qui ne peuvent pas voler... En mettant en scène ce texte, je rejoue mon enfance en me disant que Prévert, au moins, il avait compris!"

Lila Peuscet se spécialise dans la réalisation après son DMA cinéma d'animation en 2013 à l'EMCA. Travaillant principalement avec une technique hybride consistant à mêler décors volume et animation 2D, elle devient très proche du papier découpé et livre avec ce court métrage une nouvelle approche de ce concept. 

Le gardien du phare aime trop les oiseaux

« Je m’intéresse avant tout au travail de la couleur, du design dans le cinéma d ’animation. Depuis mon installation à Paris, je travaille régulièrement pour Xilam Animation (Oggy et les cafards, Hubert et Takako...) pour du décor et du développement sur des séries animées.»

Clément de Ruyter a étudié à l’ESAAT de Roubaix (graphisme, animation de la peinture...) puis aux Gobelins (Paris). 

Presque

"On ne nous apprend pas à être heureux ou libres. On nous apprend surtout à nous insérer, à nous plier à des contraintes qui ne sont pas dans notre nature. Avec ce poème, j'aimerais bien montrer que la liberté est là, dans des moments simples et fragiles dont il faut se saisir. C'est possible, tout au long de notre vie."

Mélia Gilson fait de 2007 à 2010 des études d'histoire de l'art à la Sorbonne Paris 1. Puis elle rentre à LISAA, dans la section animation 2D.

Les belles familles

"C'est un défilé de Louis et c'est le règne des apparences. Ces personnes se croient belles et importantes et elles ne restent pas sur scène... Ce qui m'a plu, c'est le côté cynique à la fin du poème. J'ai eu envie de remplacer le cynisme de la chute par de l'humour. Je suis un peu plus gentille que Prévert à la fin. En étudiant l'histoire de tous ces Louis, j'ai découvert que la plupart d'entre eux n'avaient pas tellement envie d'être sous les feux de la rampe, c'est triste !"

Armelle Renac est attirée très vite par le dessin et le cinéma d’animation. C’est à l’école de Poitiers qu’elle réalise son 1er court métrage 2D Pour votre sécurité. Elle s’oriente vers l’infographie et l’animation 3D en entrant à SUPINFO- COM. Elle y réalise en 2012 le court métrage Zen, soyons zen, puis en 2013, 1900-2000 avec 5 autres étudiants. 

Le cancre

"Pendant deux ans, je me suis retrouvée avec un professeur qui me parlait mal parce qu'au lieu d'apprendre ce qu'il voulait m'enseigner, je préférai dessiner, danser et chanter. Même les autres enfants s'éloignaient de moi. Dans ce poème, j’aime cet enfant qui veut faire autre chose et il tient bon. Il ose s'opposer au maître. Il faut insister et ne pas renoncer à faire ce qu'on aime faire !"

Chenghua Yang a étudié 4 ans aux beaux-arts de Chine à Hangzhou et 1 an à l'EMCA à Angoulême. 

« J'ai fait des courts métrages enfantins et expérimentaux.  J'aime essayer différentes manières et techniques pour dynamiser l'ambiance de mes films et exprimer le sentiment véritable. J'espère que les spectateurs sont joyeux et détendus quand ils regardent mes films.» 

Les oiseaux du souci

« Nous sommes rapidement tombées d’accord sur le choix de ce poème qui nous a particulièrement touchées par son caractère mélancolique.» 

Marie Larrivé obtient son bac L Arts Plastiques en 2005, à Saint-Brieuc. Après avoir suivi la prépa Lettres Classiques du lycée Fénelon (Paris), elle intègre les Ateliers de Sèvres, puis L’ENSAD (École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) en section Cinéma d’Animation. 

Camille Authouart intègre l’ECV Paris école de graphisme et de communication visuelle dans laquelle elle reste une année avant d'être acceptée en 2008 au concours de l’ENSAD Paris, section Cinéma d’Animation.  Toutes deux seront diplômées en 2013 avec la mention "Félicitations du jury à l'unanimité" pour leur film de fin d’études Mélodie pour Agnès. 

Quartier libre

« J'ai choisi ce poème car en quelques mots et une image poétique il nous parle d'un homme qui, par la parole, gagne sa liberté. J'ai voulu alors imaginer son histoire, ce qui l'avait mené à rencontrer cet oiseau. C'est ce que je trouve passionnant dans le travail d'adaptation. Comment trouver son regard en se nourrissant des mots de Prévert, avec respect, sans les dénaturer. Et transmettre les images qui nous viennent en lisant ses mots.»

 

Marine Blin finit sa formation à l’école de la Poudrière à Valence après un DMA cinéma d’animation à l’ESAAT de Roubaix et une spécialisation en animation2D à l’EMCA d’Angoulême. Durant ses études elle réalise plusieurs films dont Une minute cinquante-neuf, Nos mains se souviendront et L’empreinte. En parallèle elle travaille sur des films institutionnels et différentes commandes en illustration et animation. 

 

Âne dormant

"Je m'ennuyais énormément à l'école et j'aurais bien aimé qu'on me laisse rêver, qu'on me dise que ça n'est pas si grave d'avoir une mauvaise note. J'aimerais bien qu'on laisse de l'espace aux enfants à l'école pour rêver. Ce n'est pas si grave que ça de rêver à l'école, ça épanouit, même !"

Caroline Lefevre  : Grâce à ses parents soucieux de développer l'imaginaire de leur enfant, elle grandit aux côtés du Père Castor, du Chat Perché, de Roald Dahl et tant d'autres parrains attentionnés. En 2006 après une année aux Ateliers de Sèvres, Caroline intègre Les Arts Décoratifs de Strasbourg en Graphisme. Elle découvre à l'EMCA les joies de l'animation et développe son instinct de survie. C'est au cours du Projet Jacques Prévert, qu'elle combine sont goûts pour les histoires et le dessin 

L’École des Beaux-arts

"En passant de l'enfance à l'âge adulte, j'étais frustrée de ne plus voir les choses de la même manière. Ce poème m'a replongée dans un plaisir d'enfance où l'on s'émerveille de tout. Ce poème parle de la transmission de l'émerveillement et de la créativité. Il dit qu'on peut créer des mondes à partir de rien. C'est comme un conte que je veux mettre en image en l'ancrant dans la réalité. C'est important une fois adulte de conserver la fraîcheur de cette vision !"

Anne Huynh a atterri dans une prépa artistique (l'EPSAA) après un bac scientifique (elle préfère la littérature) puis en DMA à Ste Geneviève où on l'a ramenée aux lois physiques de l'animation. Une seconde, 24 images dessinées qui bougent... alors 2min 40... 

 

Tant de forêts

" On veut créer une forêt si belle qu'on a envie d'y être, qu'elle nous émerveille, qu'on s'y attache alors qu'elle va être détruite. Dans ce poème, il y a un message qui dit sans reproche les conséquences de la présence humaine sur terre. On veut le mettre en scène comme une métaphore d'un cycle un peu ironique mais sans présence humaine."

Burcu Sankur Après avoir fait une licence de design de communication visuelle dans sa ville d'origine, Istanbul, elle décide de poursuivre ses études en France et intègre le cycle supérieur de réalisation numérique de Supinfocom où elle est diplômée en 2013. Elle aime beaucoup jouer avec les formes et les couleurs, l'illustration. 

Geoffrey Godet intègre le cycle supérieur de réalisation numérique à Supinfocom où il est diplômé en 2013. Geoffrey aime beaucoup réaliser des films d'animation et participer à toutes les étapes de production. 

Je suis comme je suis

"J'ai envie de parler de cette leçon de vie : le fait de s'assumer, de se plaire à soi-même. J'ai aussi envie de montrer toutes ces femmes dont je suis entourée et dont je suis admirative. Je les trouve belles, non pas par leur canon de beauté mais parce qu'elles ont du charme, par plein de petites choses, par leurs défauts aussi ! J'ai envie de créer le mouvement d'une femme écrite par Prévert, inventer sa gestuelle. Pour l'amour du mouvement, le côté rythmé, dansé de la vie d'une femme."

Marion Auvin est une bretonne expatriée pour apprendre à dessiner à l'Ecole Estienne, à regarder et analyser le cinéma en licence à Paris, à animer, à dessiner (encore!), à réaliser à l'EMCA, à Angoulême. 

 

 

Le dromadaire mécontent

"Ce qui m'intéresse dans ce texte, c'est l'humour un peu grinçant - sans être méchant - avec lequel Prévert se moque des gens qui se prennent trop au sérieux. Sa pointe d'agacement... Mon travail est plutôt surréaliste et j'essaye de rendre ça avec mes collages. De l'humour par l'image pour restituer les émotions incongrues qui naissent de la lecture de Prévert."

Morgane le Péchon a étudié aux Arts Décoratifs de Paris option cinéma d'animation puis à l'école La Poudrière à Valence. Elle y réalise La maison d'Olga (animation au feutre sur papier) puis Insolation (animation à la gouache sur papier). Membre du collectif Babouchka elle participe à l'élaboration de projets en animation et en prise de vue réelle. Elle est également choriste au sein du groupe de variété française "Quick et Fluck". 

Page d'écriture

"Ce poème évoque pour moi la révolution carnava- lesque par la couleur, les plumes et la fanfare."

Marion Lacourt est illustratrice, graveuse et réalisatrice de films d'animation par extension. Elle est diplômée des Arts Décoratifs de Paris, après un crochet par les Beaux-arts de Hambourg où elle apprend la lithographie. Elle envisage de fonder une fabrique de microéditions clandestine. 

L'auteur

Jacques Prévert est né à Neuilly-sur-Seine dans une famille de petits bourgeois. Il a toutefois été élevé dans l'amour de la littérature et du théâtre, que ses parents affectionnaient particulièrement. Il s'ennuie rapidement dans ses études, et abandonne son éducation à l'âge de 15 ans. C'est à l'occasion de son service militaire à Istanbul qu'il rencontre Marcel Duhamel, qui lui permet d'intégrer les cercles littéraires de l'époque. En effet, à leur retour à Paris, Marcel héberge Jacques dans l'hôtel familial, au 54 rue du Château. L'endroit devient rapidement le quartier général des penseurs surréalistes, Raymond Queneau en tête, qui y logent gratuitement et s'adonnent à des cadavres exquis enflammés.
Jacques Prévert s'oriente ensuite naturellement vers l'écriture de scénarios pour le cinéma, notamment pour son ami Jean Renoir. Il sera l'auteur des films les plus célèbres des années 1930 et 1940, comme "Le Crime de Monsieur Lange", ou "Les Enfants du paradis" de Marcel Carné. Figure sacrée des libertaires et des poètes, ce grand antimilitariste est aujourd'hui l'un des poètes les plus enseignés à l'école.

 

CINÉMA 3 RÉPUBLIQUES

Cinéma indépendant
3 salles • Son dolby 7.1
Classé Art&Essai
Label Jeune Public,
Recherche&Découverte